Chaque jour en France, deux personnes perdent la vie sur leur lieu de travail. En 2023, la Caisse primaire d’assurance maladie a recensé 759 décès suite à un accident du travail, auxquels s’ajoutent 555 803 accidents ayant entraîné un arrêt de travail. Ces chiffres alarmants rappellent une réalité : la sécurité en entreprise ne peut être traitée à la légère. L’audit de sécurité devient alors un outil stratégique indispensable pour identifier les failles avant qu’elles ne se transforment en drame. Voici les sept points de contrôle qui feront la différence entre une entreprise exposée et une organisation véritablement protégée.
Le document unique d’évaluation des risques : socle de votre démarche de prévention
Obligatoire dès l’embauche du premier salarié, le document unique d’évaluation des risques professionnels constitue le point de départ de toute politique de sécurité. Ce document recense l’ensemble des dangers identifiés dans chaque unité de travail et doit être mis à jour au minimum une fois par an pour les entreprises de plus de 11 salariés. L’absence de ce document expose l’employeur à une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale.
L’audit permet de vérifier que ce document existe bien, qu’il est complet et actualisé. Il faut examiner si tous les risques spécifiques à l’activité y figurent : risques chimiques, biologiques, troubles musculosquelettiques, chutes de hauteur ou encore risques psychosociaux. Depuis mars 2022, l’employeur doit conserver toutes les versions successives du document pendant 40 ans minimum. Cette obligation permet d’assurer un suivi historique des expositions aux risques professionnels.
Stockage des produits dangereux : sécuriser ce qui menace
Le contrôle du stockage des produits dangereux figure parmi les priorités absolues de tout audit de sécurité. Les produits chimiques, inflammables ou toxiques présents dans l’entreprise doivent être identifiés, étiquetés conformément à la réglementation et entreposés dans des conditions appropriées. L’utilisation d’une armoire de sécurité adaptée n’est pas un simple détail réglementaire mais une nécessité vitale. Ces équipements spécialisés protègent contre les risques d’incendie, de fuite ou de réaction chimique dangereuse.
L’auditeur s’assure que les armoires sont conformes aux normes en vigueur, correctement ventilées et situées dans des zones appropriées, loin des sources de chaleur et des issues de secours. La signalétique joue un rôle déterminant dans la prévention. Les zones de stockage doivent être clairement identifiées avec des panneaux conformes à la norme ISO 7010, indiquant la nature des dangers et les équipements de protection individuelle obligatoires.
SETON : un partenaire historique pour équiper votre entreprise en toute sécurité
Fondé en 1956, SETON s’est imposé comme une référence incontournable en matière d’équipement et de signalétique de sécurité en entreprise. Filiale du groupe Brady, l’entreprise est présente dans 15 pays et propose un catalogue de plus de 34 000 produits dédiés à la prévention des risques professionnels. Établie en France depuis 1991 avec son siège à Roncq, SETON accompagne les entreprises dans leur démarche de mise en conformité grâce à une expertise reconnue par les professionnels. Du panneau de sécurité conforme aux normes européennes aux armoires de stockage pour produits dangereux, en passant par les équipements de protection individuelle, l’entreprise couvre l’ensemble des besoins en matière de sécurité.
Équipements de protection collective et signalétique : rendre visible l’invisible
La signalétique de sécurité doit faire l’objet d’un contrôle approfondi lors de l’audit. Depuis janvier 2014, tout nouveau panneau installé doit être conforme à la norme NF EN ISO 7010 pour garantir une compréhension universelle des symboles de sécurité. L’auditeur vérifie la présence, la visibilité et l’état de conservation des panneaux d’interdiction, d’obligation, de danger et d’évacuation.
Les dispositifs de protection collective nécessitent une attention particulière. Barrières de sécurité, systèmes de ventilation, dispositifs anti-chute et équipements d’éclairage de sécurité doivent être inspectés régulièrement. Les issues de secours représentent un élément fondamental souvent négligé. L’audit contrôle que toutes les sorties sont dégagées, que les portes s’ouvrent facilement de l’intérieur et que le balisage lumineux fonctionne correctement.
Équipements de protection individuelle : vérifier le port et la conformité
Disposer d’équipements de protection individuelle ne suffit pas, encore faut-il qu’ils soient portés systématiquement et adaptés aux risques encourus. L’audit de sécurité évalue la disponibilité, la qualité et le taux d’utilisation réel des EPI dans l’entreprise. L’auditeur observe les pratiques sur le terrain pour détecter les écarts entre les consignes affichées et la réalité. Un équipement, même parfait techniquement, perd toute utilité s’il n’est pas porté par habitude, par inconfort ou par méconnaissance des risques.
La traçabilité de la distribution des équipements doit être assurée. L’employeur doit pouvoir démontrer qu’il a mis à disposition les protections nécessaires et formé les salariés à leur utilisation correcte. Cette documentation se révèle précieuse en cas de contentieux et témoigne du respect de l’obligation de sécurité.
Formation et sensibilisation du personnel : transformer la contrainte en réflexe
Un système de sécurité n’est efficace que si les collaborateurs en comprennent les enjeux et savent réagir face aux situations à risque. L’audit vérifie que les formations obligatoires ont bien été dispensées : sécurité incendie, utilisation des extincteurs, gestes de premiers secours, manipulation de produits dangereux. Les jeunes travailleurs méritent une attention renforcée car les statistiques montrent qu’en 2023, 21 des 33 décès de salariés de moins de 25 ans concernaient des personnes ayant moins d’un an d’ancienneté.

L’auditeur examine les supports de formation, les registres de présence et s’entretient avec les salariés pour évaluer leur niveau réel de connaissance. Une formation théorique doit être complétée par des exercices pratiques réguliers : évacuation, manipulation des équipements de lutte contre l’incendie ou simulation de situations d’urgence.
Procédures d’urgence et moyens de secours : anticiper pour mieux réagir
Le dernier point de contrôle concerne la capacité de l’entreprise à réagir efficacement en cas d’accident ou de situation d’urgence. L’audit vérifie l’existence et l’actualisation des procédures d’évacuation, la désignation et la formation des équipiers de première intervention ainsi que des sauveteurs secouristes du travail.
Les moyens de secours doivent être contrôlés : extincteurs vérifiés annuellement, trousses de premiers secours complètes et accessibles, défibrillateurs automatiques externes en état de fonctionnement. Les consignes de sécurité doivent être affichées de manière visible et compréhensible. Elles précisent les numéros d’urgence internes et externes, les points de rassemblement et les responsabilités de chacun lors d’une évacuation.

